•  

    Yahiro & Megumi

     Coups de coeur (couple)

    V oici l’un des couples les plus surprenant de toute l’histoire du manga !!

    Coups de coeur (couple)

    MDR En effet, alors qu’on est pris par l’histoire du manga « Spécial A », on attends désespérément que les couples Hikari-Kei et Tadashi-Akira se forment, et que le méchant de l’histoire « Yahiro Saiga » laisse nos héros tranquille, et qu’il disparaisse carrement du manga…Et puis voilà que l’on découvre la véritable personnalité de Yahiro, non, lorsqu’ils étaient enfants, il n’avait pas interdit à Akira de jouer avec les autres par jalousie ou  égoïsme…NON !! Il avait en réalité surpris la sois disante meilleure amie de Akira en train de raconter à ses copines qu’elle la fréquentait pour son argent.

    Il s’était alors arrangé pour que le père de celle-ci fasse faillite, brisant « l’amitié » des deux jeunes filles, et n’avait jamais dit la vrai raison de cet acte à Akira, préférant être détesté par elle que la voir souffrir à cause de la trahison de sa meilleure amie. On réalise alors qu’en réalité, il a un cœur en or, sa manière d’aimer est absolument magnifique, il fait passer ses sentiments personnels après ceux de celle qu’il aime !

    Mais Akira ne répondra pas à ses sentiments, celle-ci aimant profondément Tadashi. C’est là que Megumi entre en scène !! Craignant que Yahiro ne brise le bonheur du nouveau couple (akira-Tadashi) elle va lui faire une déclaration d’amour (avec son habituel carnet lol) et lui demande de sortir avec lui. Amusé, mais aussi loin d’être dupe, il accepta un rendez vous et lui déclara que s’il avoue s’être bien amusé à la fin de la journée, ils pourront officielement sortir ensemble.

    Coups de coeur (couple)

    Mais celui-ci ne lui rendit pas la tache facile et passa la journée à lui lancer des piques, jusqu’à critiquer le fait qu’elle s’exprime en écrivant sur un cahier.

    Et là, pour la première fois, Megumi jeta son carnet et lui parla à voix haute, lui expliquant qu’elle ne parlait pas pour protéger sa voix et ne la garder que pour le chant. Mais constatant qu’à chaque fois qu’elle se laissait aller à chanter cela se terminait mal (le volume de sa voix est si élevée qu’elle massacre les tympans des gens lol) elle commence à penser que ça n’a plus d’intérêt de la conserver. Il coupe assez durement son discours, comme si ce qu’elle racontait l’ennuyait, énervant la jeune fille.

    Chaque fois qu’elle parlait, il la faisait taire brutalement et sans raison, jusqu’à ce qu’il lui demande de ne pas bouger et de l’attendre, elle obéit, et à l’instant où elle croyais qu’il l’avait laissé en plan, il était revenu un peu essoufflé avec un sac.

    Coups de coeur (couple)

    Dedans, il y avait une « ardoise magique » pour qu’elle puisse écrire dessus et l’effacer au fur et à mesure, elle est un peu perplexe et il s’énerva lorsqu’elle commenca à parler pour lui demander pourquoi il avait acheté ça. « Tu continue de parler même si je te dis de ne pas le faire ! Tu tiens à ta voix non ? »

    Là franchement…Impossible de ne pas craquer…Coups de coeur (couple)

    Comment quelqu’un d’aussi sinistre et méprisable peut il être si attentionné ? IMPOSSIBLE !!! lol pas étonnant que la pauvre Megumi est craqué, lol, en voulant le faire tomber amoureux d’elle, elle était tombé dans son propre piège ! lol

    Alors qu’ils étaient assis à une table, il lui demanda pourquoi elle n’essayai pas de chanter dans un endroit très vaste afin que le volume soit bon, elle trouva l’idée bonne et lui annonca joyeusement qu’elle allait essayer.

    Coups de coeur (couple)

    Puis, ils croisèrent comme par hasard Akira et Tadashi (dans le manga livre) et malgré les effort de Megumi pour les éviter, ils finirent par la retrouver avec Yahiro.

    Bien evidemment, les regards sévères se braquèrent automatiquement sur Yahiro et lorsque Akira lui demanda ce qu’il faisait à Megumi, il prit son air arrogant supérieur et déclara qu’il avait invité Megumi pour « tromper son ennui », celle-ci, choquée qu’il prene tout les torts sur lui en mentant, annonca qu’elle sortait avec Yahiro et reparti avec lui, sous les regards choqués de Akira et Tadashi mdr

    Il lui dit ensuite qu’il savait pourquoi elle lui avait fait croire qu’elle l’aimait mais qu’elle n’avait aucun soucis à se faire, qu’il ne tenterai rien et que le fait qu’Akira et Tadashi soit ensemble ne lui faisait pas un énorme choc non plus. Il lui dit ensuite qu’elle pouvait rentré chez elle.

    Megumi, qui venait de comprendre la vrai personnalité de Yahiro se retrouva bouleversée, en agissant ainsi sous pretexte qu’il s’inquiétait pour les autres, qui s’inquièterai pour lui ?

     

    Elle se mit à courir au loin, monta les marches, et chanta.

    Coups de coeur (couple)

    Il est d’abord surpris, puis, aussi surprenant que cela puisse paraitre, il s’est retrouvé émus jusqu’aux larmes.

    A la fin de la chanson, elle le rejoint et lui demanda s’il s’était amusé.

    Un doux sourire s’est alors dessiné sur son visage « pas du tout » a-t-il répondu

     Coups de coeur (couple)

    lol même si l'expression de son visage prouve clairement le contraire...

    Cet épisode mit la machine Yahiro-Megumi en marche !! Je trouve qu’ils vont vraiment très bien ensemble, un type fort au character hors du commun pour protéger notre petite Megumi, et une jeune fille innocente et pure pour guérir le cœur longtemps blessé de notre bad boyCoups de coeur (couple) !! lol

     



     


     


    1 commentaire
  • Ohayo!!! Voici la toute première histoire que j'ai écrite, elle raconte l'histoire de 2 amis d'enfance qui ont grandis ensemble en étant des voisins. L'amitié est toujours resté intacte entre eux, mais comment une telle relation peut elle perdurer lorsque l'un des deux éprouve un puissant sentiment amoureux pour l'autre? Je vous laisse le découvrir!

     Galerie image

     

    Chapitre 1

     

     

     

     

    -                Aah, je suis en retard ! beugla Kaori Shinagawa en quittant la maison comme une furie

    -                Ma chérie, tu oublies ton bentô ! cria sa mère sur le palier

    Mais sa fille était déjà bien loin, elle pouvait seulement entendre ses cris de détresse à l’idée de se faire encore disputer  par son professeur.

     

    Ce qui ne tarda pas à arriver…

     

    -                Shinagawa, quelle est votre excuse cette fois ? hurla Mr Ogura, son professeur

    Ses camarades pouffaient discrètement dans la salle de classe, seulement deux élèves semblaient avoir réellement pitié d’elle : Mio Hino, sa meilleure amie qu’elle avait rencontré en entrant au lycée, celle-ci grimaçait d’un air compatissant tandis que Kyo Chiba, l’ami d’enfance de Kaori, se tenait le front d’une main, le visage blasé.

    -                Je suis désolé Monsieur Ogura, pardon, je suis désolé, fit Kaori d’une voix paniquée en s’inclinant à de nombreuse reprises, je ne le referait plus, je suis vraiment désolé, pardon, pardon…

    -                Je me fiche de tes excuses, l’interrompit il brutalement, je veux le motif de ce retard !

    Elle grimaça en cherchant une excuse à toute allure mais la panique l’empêchait de réfléchir.

    -                Alors ? rugit il si fort qu’il la fit sursauter

    -                Je…Je …

    Ella déglutit et prit une profonde inspiration pour se donner du courage

    -                Je ne me suis pas réveillé !

    Le professeur prit une expression plus féroce…et…

     

    Elle se retrouva seule à la porte de la salle de classe

     

    -                C’est vraiment injuste ! pensa t-elle, je n’étais en retard que de trois quart d’heure, c’est pas la mort ! Et puis après il crie parce que j’ai des mauvaises notes ! C’est normal, à force de me mettre à la porte constamment je finis par être carrément en retard par rapport au programme!

    Son ventre se mit à gargouiller bruyamment, lui rappelant qu’elle n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner.

    Elle se laissa tomber sur le sol et fouilla son sac…L’expression de son visage changea radicalement face à la vision d’horreur qui s’offrait à elle.

    -                Aaaah, j’ai oublié mon bentô ! hurla t-elle

    La porte de la salle s’ouvrit brutalement

    -                Shinagawa, cria Monsieur Ogura, encore une remarque et tu seras collé !

    -                Pardon, je suis désolé, je ne le referai plus ! s’écria t-elle

    Et la porte se referma dans un claquement.

    Kaori baissa la tête vers son sac et se mit à pleurer

    -                J’ai oublié mon bentô ! Qu’est ce que je vais devenir ? Je veux mourir !

     

     

    A la fin des cours de la matinée, Kaori dut supporter pendant une demi heure une énième remontée de bretelles de son professeur.

    A peine eut il terminé qu’elle se rua dehors, en espérant que Mio n’avait pas encore fini son déjeuner…Mais elle se retrouva à son grand désarroi devant une boîte vide.

          -    Oh, je suis désolé, fit Mio en voyant le désespoir inonder le regard de son amie,  j’ignorai que tu avais oublié ton bentô ! Alors c’est pour ça que tu avais beuglé dans le couloir ?

    Mais elle n’eut pas besoin d’obtenir une réponse face à l’expression désespérée de Kaori

    -                Oh ma chérie, je suis désolé…

    -                Qu’est ce que je vais devenir sans mon bentô ? pleurnicha t-elle, j’en ai marre de la vie, elle est trop cruelle !

    -                Oh Arrêtes de chialer, grandis un peu, on dirait une mioche de six ans ! fit une voix grave

    Elles se retournèrent et virent Kyo s’approcher

    -                Oh toi, commences pas, c’est pas le moment ! s’écria t-elle

    -                Tiens et arrêtes de beugler, tu nous tapes la honte.

    Elle tourna les yeux vers lui et vit qu’il lui tendait un bentô plein de nourritures

    -                Kiah, s’écria t-elle, folle de joie en se jetant sur lui, je t’adore Chiba !

    -                Hey, mais qu’es ce que tu fous, lâches moi, idiote ! s’écria t-il, rouge de gène d’un air paniqué en tentant sans succès de se libérer de son étreinte, mais lâches moi, merde !

    Elle se jeta sur le bentô, prit précipitamment trois bouchée et leva la tête vers lui en lui demandant, la bouche pleine :

    -                Mais et toi alors ? Tu ne manges pas ?

    Il détourna la tête et haussa les épaules d’un air indifférent

    -                J’ai déjà mangé, dit il simplement

    Et elle se remit à manger tandis que Mio regardait Kyo d’un air sceptique

    -                Tu as vraiment mangé ? lui demanda t-elle discrètement

    -                Et alors ? marmonna t-il en se relevant, bon je m’en vais avant que les folles ne me voient avec vous

    Et il s’éloigna sans rien ajouter

     

     

    -                Ah ça va mieux, soupira Kaori en s’allongeant sur l’herbe, le ventre plein

    -                Tu as mangé trop vite, ne t’étonnes pas si tu as mal au ventre après, fit Mio

    -                Mais non, je n’aurai pas mal, tu verras

    Elle se redressa et regarda aux alentours

    -                Mais où est Chiba ?

    -                Il est parti avant que son ‘fan club’ ne le voie avec nous

    Kaori plissa les sourcils

    -                Depuis quand ce Môsieur Chiba Kyo, qui est l’indifférence incarné, se préoccupe t-il de son fan-club ?

    -                Pour le coup, je crois qu’il a surtout essayé d’échappé à une discussion embarrassante, dit elle d’un air pensif

    -                Quelle discussion ?

    -                Rien, oublies ce que j’ai dit, dit elle en chassant le sujet d’un geste de la main, au fait, Monsieur Ogura nous a dit ce matin qu’on allait avoir un nouveau cet après midi

    -                Ah bon ? D’où vient il ?

    -                Aucune idée, une chose est sûre, c’est qu’il est japonais

    -                Ah, dommage, j’aurai bien voulut un étranger, dit elle l’air rêveur, un parisien ou un italien…

    -                Il serait bien perdu le pauvre, si c’était le cas

    -                C’est pas grave, je lui tiendrais la main, plaisanta Kaori, au fait, hier j’ai lut un manga super !

    -                Oh non, je t’en supplie, ait pitié de moi et changes de sujet !

     

     

     

    Pendant ce temps, derrière une fenêtre du lycée, cinq filles espionnaient un jeune homme, qui lisait un livre à l’ombre d’un arbre.

    -                Oh, Kyo Chiba, fantasma l’une d’entre elles, tes cheveux bruns un peu trop longs qui te tombent sur les yeux, ton regard marron et légèrement vert, ta silhouette svelte, ta démarche si classe et sexy !

    -                La forme de ta mâchoire, ta voix si viril et classe ! continua une autre

    -                Tes mains d’artiste, ton sourire si merveilleux…

    -                Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah, soupirèrent elles à l’unisson

    -                C’est la perfection incarnée, continua la première en faisant des zooms avec son téléphone portable, il est ténébreux, ça me rend trop folle !

    -                Bon, les filles, assez rêvassé ! fit leur présidente, aujourd’hui, on doit menacer l’autre pimbêche de Saki Motoko !

    -                Oui, firent elles à l’unisson

    -                Pas de violence surtout, sinon, nous aurons encore des problèmes, nous allons juste nous contenter de lui offrir la frayeur de sa vie !

    -                Ça oui ! s’énerva l’une d’entre elle, ça lui apprendra à tourner autour de Kyo Chiba avec ses petits airs !

    Elles jetèrent un dernier regard vers la fenêtre et soupirèrent de bien être.

    -                Même avec l’habitude, je suis toujours aussi surprise par sa beauté !

    -                Oh et moi donc…

    A cet instant, Kyo leva les yeux vers elles, elles sursautèrent et se cachèrent précipitamment

          -    Vous croyez qu’il nous a vu ? Chuchota l’une d’entre elles

          -    Pas la peine de chuchoter, idiote, il t’entendra pas d’ici !

    Kyo soupira et roula des yeux d’un air blasé avant de se replonger dans sa lecture.

     

     

     

    -                Alors, Mio, tu m’avais dit que tu revoyais ton copain ce week-end ! fit Kaori dans la salle de classe, juste avant les cours

    -                Ce n’est pas mon copain, Kaori, dit elle en rougissant, il est seulement un très bon ami

    -                C’est ça, oui, à d’autres ! ria t-elle en lui mettant un coup de coude

    Mio avait dut déménager, deux ans plus tôt et y avait laissé un garçon dont elle était amoureuse depuis le collège.

    -                Oui, il est venu me voir et nous avons passé la journée ensemble, nous avons passé un bon moment mais…C’est tout !

    -                Oh arrêtes ! Ne me prends pas pour une demeurée !

    A cet instant, Kyo s’asseya à sa place habituelle, celle qui se trouvait juste derrière celle de Kaori

          -    Où étais tu passé, Chiba ? demanda gaiement Kaori en se retournant vers lui

    Il ne lui accorda pas un regard

    -                Ça te regarde ?

    -                Oh ça va, espèce de mal élevé !

    Elle lui attrapa la joue et la tira dans tout les sens, il éclata de rire et tenta sans succès de la forcer à le lâcher.

     

    Le professeur pénétra dans la salle de classe, obligeant les élèves à rejoindre leurs places.

    -                Comme je vous en ai parlé ce matin, nous avons un nouvel élève, je compte sur vous pour qu’il ne se sente pas trop perdu, annonça t-il, Tu peux entrer !

    Un garçon assez grand, les cheveux coupés courts et l’air parfaitement à l’aise fit son entrée.

    -                Bonjour, je m’appelle Kenji Takagi, enchanté ! dit il poliment avant de s’incliner face à la classe

    -                Installe toi à la table que tu veux, fit Monsieur Ogura, et les autres, ouvrez vos livres de Maths page 67, j’espère pour vous que vous avez fait vos exercices !

    Le nouveau s’avança dans la salle en cherchant une place vide lorsqu’il se retrouva face à  Kaori qui était paniqué à l’idée que le professeur ne se rende compte qu’elle n’avait pas fait ses devoirs. Elle leva la tête vers lui et il se perdit dans la contemplation de ses yeux. Intriguée, elle hocha la tête sur le côté d’un air interrogateur et lui fit un grand sourire, le regard du nouveau tiqua et ses joues se mirent à rougir discrètement.  

    -                Je peux ? demanda t-il enfin en lui montrant la place libre à côté d’elle

    Elle hocha la tête sans effacer son sourire de ses lèvres et il prit place sans la quitter des yeux.

    -                Je peux suivre avec toi ? Je n’ai pas encore mon manuel…

    -                Bien sur, dit elle en mettant le livre au centre tandis qu’il rapprochait discrètement sa table de la sienne

    -                Comment t’appelles tu ? s’enquit il

    -                Kaori Shinagawa, répondit elle, et toi ?... Heu pardon, c’est vrai, tu viens de te présenter, se rappela t-elle brusquement d’un air gêné, Shinji Takagi, c’est ça ?

    -                Presque, dit il en riant, c’est Kenji Takagi !

    -                Ah désolé, je devrai être plus attentive, s’excusa t-elle en se grattant la tête, les joues joliment rosée, mais… (elle le regarde et lui fit un grand sourire) c’est pas mon fort !

    Il pouffa

          - Je demande de la concentration maintenant, annonça le professeur qui avait finit de noter l’énoncé au tableau, qui peut venir me résoudre cette question ?

    Kaori s’était tourné vers le tableau sans s’apercevoir que le jeune homme n’avait toujours pas détacher son regard d’elle.

    Mio, qui était assise près de Kaori, se tourna, pleine d’appréhension vers Kyo et sursauta en voyant l’aura meurtrière qui émanait de lui.

    Son regard meurtrier fixait Kenji Takagi avec une rage incommensurable.

     

     

    Enfin, à la fin de la journée, les élèves se levèrent pour rentrer.

    -                Je te dis à demain, dit Kenji avant de s’en aller

    -                Bien sur, à demain !

    Et elle continua à ranger ses affaires dans son sac. Mio chercha Kyo du regard et vit qu’il les attendait, les bras croisés et le dos appuyé contre le mur près de la porte.

    Kenji Tagaki passa près de lui pour sortir et leurs regards se rencontrèrent. Kenji prit d’abord un air intrigué en apercevant l’éclair de rancune qui brillait dans le regard de cet élève qu’il ne connaissait pas encore, puis lorsqu’il comprit, un sourire de défi se dessina sur ses lèvres et il sortit sans un mot.

    -                Qu’es ce qu’il se passe, Mio ? fit Kaori

    -                Rien pourquoi ?

    -                Je ne sais pas, tu regardais vers la porte d’un air inquiet

    -                Oh rien, je me demandait juste si le nouveau allait réussir à retrouver la sortie

    -                Ne t’inquiète pas, il va suivre des élèves, et puis il y a les pancartes au cas où. Comment tu le trouves d’ailleurs ?

    -                Il a l’air gentil…dit elle d’une voix hésitante

    A cet instant, elles se rendirent compte que Kyo ne les avait pas attendus

          -    Comment ça se fait ? fit Kaori surprise, c’est la première fois qu’il rentre sans moi, viens dépêches toi, on peut le rattraper, il était encore là, il y a dix secondes !

          -    Non, Kaori, dit elle en l’a rattrapant par le bras, il vaut mieux le laisser un peu seul, il avait l’air très contrarié…

    Kaori plissa les sourcils

    -                Contrarié ? Mais pourquoi ?

    Elle haussa les épaules

    -                J’en sais rien, mentit elle, au fait, Chiba et toi êtes voisins, non ?

    -                Oui pourquoi ?

    -                Alors pourquoi ne faites vous pas le chemin ensemble le matin ?

    -                Parce qu’il était toujours en retard à cause de moi alors je lui ai dit de ne plus m’attendre, au début, il ne m’écoutait pas mais bon quand j’ai finis par faire exprès de nous mettre encore plus en retard quand je le voyait en train de m’attendre il a fini par m’écouter, dit elle en riant, et puis ça me fait faire du sport !

    Kaori mit un doigt sur son menton et leva la tête, l’air songeur

    -                Je me demande s’il continu à s’entraîner aux arts martiaux, le matin…

    -                Tu vis à deux pas de chez lui et tu ne le sais pas ?

    -                C’est que je dors le matin alors…

    -                Vu le corps qu’il a, à mon avis il continu

    -                Oui, c’est vrai que je vois mal ce vieux ronchon arrêter le karaté, il adore ça !

    -                Alors pourquoi tu t’es posé la question ?

    -                Parce que je ne l’ai pas vu s’entraîner depuis longtemps

     

     

    Lorsque Kaori arriva devant chez elle, elle regarda un moment la maison voisine où vivait Kyo.

    -                Je me demande ce qu’il a…marmonna t-elle, on rentre toujours ensemble d’habitude…

    En arrivant à la maison, sa mère s’avança vers elle

    -                Ma pauvre chérie, tu dois mourir de faim ! s’inquiéta t-elle, tu es parti sans ton déjeuner ce matin !

    -                Oh ne t’inquiète pas, maman ! Ce râleur de Chiba avait apporté deux bentôs alors il m’a passé le deuxième

    Sa mère plissa les sourcils

    -                Mais c’est pas possible, on les a préparé ensemble très tôt ce matin parce qu’elle a reçu hier un nouveau livre de cuisine, on voulait tester des nouvelles recettes et c’est plus marrant à deux

    Kaori, qui venait d’enfiler ses chaussons se retourna vers sa mère

    -                Quoi ? ça veut dire qu’il m’a laissé son bentô ?

    -                On dirait bien, pouffa sa mère

    -                Non, je n’y crois pas…Attends, je vais vérifier !

     

    Sans se donner la peine de remettre ses chaussures, elle alla sonner dans la maison voisine

    -                Ah Kaori, comment va tu ?

    -                Pardon de vous déranger Madame Chiba, je voulais juste vous poser une question

    -                Et bien, vas y

    -                Combien de bentôs avez-vous donné à Kyo, ce matin ?

    -                Un seul, pourquoi ?

    -                C’est tous ce que je voulais savoir ! Merci beaucoup et pardon pour le dérangement !

    Elle s’inclina et regagna sa maison à pas de course

    -                J’y crois pas, s’exclama t-elle, il m’a donné son déjeuner alors qu’il n’avait rien d’autre à manger !

    -                De quoi te plaint tu ? fit sa mère en souriant

     

     

    -                Je m’en doutais un peu, gloussa Mio au téléphone lorsque Kaori le lui raconta ce soir là

    Kaori se blottit dans son lit en soupirant

    -                Il faut que je trouve un moyen de lui faire plaisir pour le remercier mais je n’ai pas d’idée…Et je suis fauchée comme les blés

    -                Oh, tu sais si ça vient de toi, tu pourrais lui offrir un cure dent, je suis sûre qu’il serait heureux

    Kaori éclata de rire

    -                N’importe quoi, toi ! un cure dent !

    -                Mais c’est vrai, tu n’as pas besoin de faire quelque chose d’extraordinaire, c’est le geste qui compte !

    -                Tu crois ?

    -                Bien sûr !

    -                Bon…Bah, je vais y réfléchir alors…

    Elle passa un long moment à se creuser la tête, sans trouver d’idées qui tiennent la route, jusqu’à ce que le sommeil la gagne…

     

     

    Le lendemain matin, Kaori se réveilla une demi-heure avant son réveil.

    Elle s’asseya lentement et un sourire se dessina sur ses lèvres.

    -                Je sais ! s’exclama t-elle en sautant de son lit

     

     

    Elle arriva à l’heure en cours pour la première fois depuis des semaines à la surprise générale.

    -                Qu’es ce qu’il va tomber, marmonna Kyo

    -                Je t’ai entendu ! s’énerva t-elle

    -                C’était le but !

    Elle prit son visage entre ses mains et le tordit dans tout les sens

    -                Bonjour !

    Elle se retourna et sourit en reconnaissant le nouveau

    -                Ah, salut Takagi ! s’exclama t-elle joyeusement, comment vas-tu ?

    -                Incroyable, tu es même rayonnante le matin, comment fait tu ?

    Elle éclata de rire

    -                Je suis toujours de bonne humeur normalement, au fait je ne t’ai pas présenté mes amis ! Voici Mio Hino, ma meilleure amie depuis près de deux ans

    Ils se saluèrent de la tête

    -                Et voici Kyo Chiba, continua t-elle joyeusement en enroulant les épaules de l’intéressé avec son bras, j’ai passé toute mon enfance avec lui, il est comme mon frère !

    -                Lâches moi, idiote, marmonna t-il en se dégageant de son étreinte

    -                Ne fais pas attention, continua t-elle en balayant l’air d’une main, il est tout le temps comme ça ! Bon, et si tu nous parlais un peu de toi !

    -                Que veux tu savoir ?

    -                Et bien, parles nous un peu de ta famille, de ton déménagement, je ne sais pas moi...

    -                Et bien, je suis fils unique, nous avons simplement déménagé parce que mon père a été muté dans la région

    -                Ah ? fit Mio, ça a dut être dure pour toi, as-tu laisser des amis derrière toi ?

    -                Oui, bien sûre, mais nous restons en contact

    -                Oui mais quand même, fit Kaori d’un air pensif, ça doit être dure pour toi, je ne sais pas comment je serai si je devais cesser de voir Kyo et Mio, tous les jours…

    -                Sincèrement, je ne regrette pas d’être venu, dit il en lui lançant un regard appuyé

    Mais Kaori ne sembla pas relever le sous entendu

    -                C’est vrai ? L’école te plait ? s’exclama t-elle joyeusement

    -                Heu, je ne parlais pas vraiment de…

    -                C’est formidable ! Continua t-elle, tu vas adorer cette école, bon, le prof est casse pied par moment, pour ne pas dire carrément chiant, mais sinon à part ça…

    -                Qui est carrément chiant, Mademoiselle Shinagawa ?

    Kaori sursauta et se retourna très lentement…

    C’était le « prof chiant » en question

    -                Monsieur Ogura,…ce n’est pas ce que vous croyez, begaya t-elle, le visage bleu de peur, je ne parlai pas de vous

    -                Vraiment ? Alors de qui parliez vous ?

    Il parlait avec une froideur qui ne laissait présager rien de bon

    -                Elle parlait du professeur de sport, Monsieur Ogura, intervient Kenji, je ne l’ai encore jamais rencontré mais elle me disait qu’il était beaucoup moins indulgent que vous

    -                Vraiment ? marmonna t-il en jetant un regard vers Kaori, bien, si tu le dis ! Je reviens, je vais faire des photocopies avant de commencer le cours.

    A peine eut il quitter la salle que Kaori s’était déjà jeté dans les bras de Kenji

           -    Oh, mon sauveur, merci ! Tu m’as sauvé la vie !

    Un grand sourire se dessina sur le visage de Kenji et il posa sa main sur son dos pour l’appuyer davantage contre lui

    -                Ce n’était rien, voyons

    Il ouvrit les yeux et tiqua de frayeur en croisant le regard de tueur de Kyo.

    Il pouvait y voir très distinctement les envies de meurtre qui se bousculaient en lui.

    Un rire nerveux raisonna dans la gorge de Kenji et il se libéra de l’étreinte de Kaori sans oser croiser de nouveau le regard de Kyo.

     

     

     

    Lorsque l’heure de midi sonna, Kyo était déjà parti sur le toit. Kaori demanda à Mio de l’attendre et se hâta de le rejoindre.

    Comme elle en avait fait la demande à Madame Chiba au petit matin, celle-ci ne lui avait pas préparé son déjeuner, il avait donc dut s’acheter un sandwich sur le chemin du lycée.

    -                Chiba ?

    Etrangement, elle commenca à se sentir un peu intimidée.

    -                Quoi ? répondit il sans se retourner vers elle

    -                Heu…Tiens !

     

    Il se retourna et son visage se figea dans une expression indéchiffrable.

    Kaori lui donnait un bentô

    -                C’est moi qui l’ai fait, avoua t-elle les joues rouge et les yeux fuyants, pour te remercier pour hier…tu m’as donner ton bentô alors que tu n’avais rien d’autre à manger sur toi…

    -                Tu rigole…C’est rien, ça, bégaya t-il le visage rouge jusqu’aux oreilles et les yeux fixés sur le sol

    -                Pour moi c’était quelque chose, insista t-elle, allez tiens !

    Il prit le bentô et l’ouvrit sous le regard anxieux de Kaori

    Il put alors constater sans surprise que la présentation n’était pas terrible

    -                Et même carrément nul, ajouta t-il

    -                Hey, sois indulgent, c’est la première fois que j’en fait un ! s’énerva t-elle en lui donnant des coups qu’il ressentit à peine tant il était occupé à rire

    Le regard de Kyo s’attendrit lorsqu’il posa les yeux sur elle et celle ci sentit son cœur manquer un battement.

    -                Hein, c’était quoi ça ? se demanda t-elle en posant une main sur sa poitrine

    Pendant un instant, ils restèrent ainsi, les yeux perdus dans ceux de l’autre, jusqu’à ce que Kaori se décide à reculer,à la fois effrayée et troublée par l’ambiance étrange qui les avait habité pendant quelques interminables secondes…

    -                Heu, je…Je vais cherché Mio, je…Je reviens, bégaya t-elle d’une toute petite voix avant de s’éloigner à grandes enjambés

    Le regard heureux, Kyo se laissa glisser sur le sol et goûta le plat…

    Un sourire attendrit se dessina sur son visage

    -                Elle n’a jamais sut doser, murmura t-il avant d’engloutir une boulette de viande un peu trop salée

     

     


    1 commentaire
  •  

    Chapitre 4 

     

     

    -          J’avais pas versé une seule larme depuis mes onze ans, marmonna t-il alors qu’il l’a raccompagnait chez elle

    -          Pourquoi ? Tu as honte ? le taquina t-elle

    -          Un peu, quand même…

    Elle pouffa, il entoura ses épaules de son bras pour l’attirer vers lui et lui embrassa la tempe.

    Elle rougit.

    -          Mais je ne regrette pas, dit il en la relachant, je ne me suis jamais sentis aussi bien

    Elle lui fit un grand sourire, elle était si heureuse…

    Le visage d’Eiji était complètement détendu, elle ne l’avait pas vu ainsi depuis…En fait jamais !

    Et elle le trouva encore plus beau…

     

    En rentrant chez elle, elle s’activa pour finir de tricoter l’écharpe, noël arrivait dans quatre jours et elle craignait de ne pas finir à temps.

    Soudain, elle eut une idée.

    Elle prit son portable et lui envoya un e-mail

     

    Oda-san, dis moi, que fais tu pour nöel ?

     

    Rien de spécial, pourquoi ?

     

    Tu le fêtes avec Madame Matoharu ?

     

    Non, elle va le fêter avec sa famille

     

    Tu veux le passer chez moi ? On ne fais rien de spécial en fait, on ne fais que manger en regardant la télé mais, c’est très sympa ! Et ça ne dérangera absolument pas mes parents !

     

    …Moi c’est ok…ça me fais même très plaisir pour être franc avec toi…

     

    Alors c’est décidé ^_^ 

     

     

    *

     

    Après les cours, Motoko insista pour que Karin et Miyako l’accompagnent à la piscine, car elle s’était mise dernièrement au régime.

    -          Si tu veux, soupira finalement Miyako, je peux demander à Eiji s’il veut venir ?

    -          Tu crois qu’il voudra ? fit Motoko

    -          Je l’espère, ça me ferait très plaisir en tout cas !

    -          Ah bah tiens, tu vas pouvoir le lui demander, il arrive, dit Karin

    Miyako se retourna et le vit s’avancer vers elle.

    -          On rentre Minami ? dit il

    -          Non, je vais à la piscine avec les filles

    -          A la piscine ?

    -          Oui, dit elle joyeusement, tu veux venir avec nous ?

    Il soupira d’ennuie.

    -          Pourquoi faire ? Et puis j’ai horreur de ça !... Non, je vais rentrer

    Miyako prit un air triste

    -          Dommage, j’aurai voulut que tu viennes

    Il la regarda du coin de l’œil et sembla hésiter en voyant sa mine déçue.

    Motoko sourit.

    -          C’est pas grave, viens Miyako on va bien s’amuser entre filles et puis les maîtres nageurs sont canons ! Un peu dragueur mais bon

    Eiji plissa les sourcils

    -          Les maîtres nageurs ? Fit Miyako

    -          Oui, et en plus ils sont torse nus, c’est trop sexy et apparemment ils adorent les petites lycéenne toute ignorantes et innocentes ! ça les fait craquer, dès qu’ils en voit une ils peuvent pas se retenir et…

    -          Je viens ! la coupa t-il brusquement

    Miyako eut un grand sourire emplit de joie et Motoko, un sourire démoniaque de vainqueur…

    -          C’est vrai ? Je suis contente ! s’exclama Miyako

     

    Motoko et Karin allèrent chercher leurs affaires chacune de leur côtés chez elles, tandis qu’Eiji et Miyako allèrent en moto jusqu’à chez elle pour chercher ses affaires, puis chez lui avant de rejoindre les filles à la piscine.

    Lorsqu’Eiji rejoignit les filles en short de bain, elles étaient déjà toute dans l’eau. Elles écarquillèrent les yeux en voyant le corps de celui-ci, et d’ailleurs, elles n’étaient pas les seules.

    Toutes les filles se retournaient sur son passage.

    -          Je suis jalouse de toi, marmonna Karin à Miyako

    -          Bah pourquoi ?

    -          Moi aussi, pleura Motoko.

    Miyako prit un air intrigué et se retourna vers lui en rougissant.

    Il était vraiment beau…

    -          Vachement qu’ils sont canons, tes maîtres nageurs, marmonna t-il à Motoko en entrant dans l’eau

    Elle lui fit un grand sourire de satisfaction.

    Miyako remarqua alors que les maîtres nageurs devaient avoir à peu près la quarantaine et qu’ils étaient en effet très loin d’être canon.

    -          Mais alors, pourquoi nous avoir raconter ça, Motoko ? fit Miyako

    -          Oh pour une raison bien simple, c’était juste pour que Oda…

    Mais il ne la laissa pas terminer, il mit sa main sur sa tête et lui plongea le visage dans l’eau.

     

    Un peu plus tard, les filles faisaient des longueurs tandis que Eiji restait assit sur le bord à les regarder en baillant.

    -          Tu t’ennuis ?

    Il tourna la tête et vit une jeune femme s’asseoir à côté de lui.

    -          On se connait ? marmonna t-il

    -          Non, mais ça va venir, pouffa t-elle, moi c’est Hina Hiroto, je suis lycéenne, et toi ?

    -          J’ai oublié

    -          Oh la la, tu n’es pas très encourageant ! Dis, pourquoi es tu venu si c’est pour rester sur le bord ?

    -          Pour faire plaisir à une amie.

    Elle suivit son regard et haussa les sourcils avant d’éclater de rire.

    -          Oh, je vois, tu fais du baby sitting !

    Je l’attendais celle là, soupira t-il intérieurement en baissant les yeux vers ses mains

    -          Tu es sure que c’est uniquement pour ça ?

    -          Non, je suis aussi venu pour buter les éventuels emmerdeurs.

    Elle fronca les sourcils

    -          Tu es sérieux ? Qui draguerai une gamine ?

    -          MIYAKO ! hurla la voix de Motoko

     Eiji sursauta et leva vivement la tête.

     Miyako flottait à la surface, le visage dans l’eau, inerte.

    -          MIYAKO ! hurla t-il en se précipitant vers elle.

    Il l’attrapa sous la poitrine et la remonter d’un coup.

    Miyako leva alors les yeux vers lui, et il comprit qu’elle avait simulé…

     

    Ils se dévisagèrent longuement, Miyako se mordillait nerveusement la lèvre inférieur, les yeux coupables.

    Eiji la relâcha pour se diriger vers la sortie du bassin.

    -          Oda-san ! l’appela t’elle

    Mais il ne se retourna pas.

    Elle le suivit en nageant aussi vite qu’elle le pouvait et lorsqu’elle arriva à un niveau d’eau bas (au niveau de ses genoux) elle courut vers lui et lui attrapa le bras.

    -          Oda-san !

    Mais il l’a repoussa avec une telle brutalité qu’elle perdit l’équilibre et tomba en arrière.

    Elle leva la tête vers lui, il s’était retourné et la toisait avec un regard féroce.

    -          Ne me parles même pas, dit il d’une voix menaçante avant de tourner les talons

    Elle sentit son propre cœur se briser.

    Elle savait qu’elle n’aurai pas dut agir ainsi, mais elle n’avait pas réfléchis…

    Lorsqu’elle l’avait vu avec cette fille en bikini, elle avait paniqué…

    -          Pourquoi as-tu fais ça ? fit Motoko en la rejoignant

    -          C’était de très mauvais goût, ajouta Karin, le pauvre Oda était tout blanc quand il t’a vu flotter !

    Miyako sentit des larmes couler sur ses joues, puis elle se leva et courut vers les vestiaires, là où était parti Eiji .

    Elle le vit de dos, planté au milieu de la pièce, sans bouger, une main sur son visage, et en s’approchant davantage, elle sentit son cœur se serrer…

    Il tremblait de tous ses membres…

    -          Pardon…Murmura t-elle d’une voix tremblante

    Il ne répondit pas, il ne bougea pas non plus.

    -          Pourquoi tu as fait ça ? demanda t-il à voix basse sans se retourner vers elle

    Elle déglutit. Elle n’allait tout de même pas lui dire qu’elle avait été jalouse…

    -          C’était juste… une blague, dit elle d’une toute petite voix

    -          Une blague, répéta t-il doucement en se retournant vers elle, comme tu peux le constater je suis en train de pleurer de rire...

    -          Je suis désolée, murmura t-elle honteuse en voyant que ses mains tremblaient toujours.

    Elle fixa le sol sans rien dire

    -          Putain, ne me refais plus ça…soupira t-il en s’asseyant, une main sur le visage, j’ai crut que mon cœur allait s’arrêter…

    Elle déglutit et s’approcha de lui

    -          Je t’ai fait si peur que ça ?

    -          Tu veux une preuve ?

    Sans attendre sa réponse, il saisit sa main et la plaqua sur son cœur.

    Elle écarquilla les yeux en sentant les battements rapides sous ses doigts et baissa les yeux, honteuse… Il relâcha sa main

    -          Pardon, murmura t-elle

    -          C’est bon, souffla t-il en se grattant la nuque, c’est passé…Recommences plus, c’est tout ce que je te demande…

    -          Promis…

     

     

    *

     

    -          Miyako ! Attention ! cria Eiji

    Mais il était trop tard, un patineur lui rentra dedans et elle tomba sur la glace dure de la patinoire.

    Le patineur parvint à garder l’équilibre et repartit mais Eiji tendit sa main devant lui à l’instant où il le croisa, et il se prit l’avant bras d’Eiji dans la gorge si violemment qu’il s’écroula en arrière.

    -          Non mais ça va pas, toi ? cria le patineur en se levant tout en se massant la gorge, tu m’as coupé la respiration !

    -          Il n’a pas fait exprès ! s’empressa de dire Miyako en se ruant vers Eiji

    Dans sa précipitation, elle perdit l’équilibre mais Eiji l’attrapa à temps.

    -          Il n’a pas fait exprès et il s’excuse ! dit elle en s’accrochant à Eiji pour ne pas retomber, hein pas vrai que tu t’excuses ?

    -          Il s’est pas excusé lui quand il t’as chargé et que t’es tombé !

    -          Bon alors disons qu’on est quittes, d’accord ? dit elle en les regardant à tour de rôle

    Elle craignait que cela ne tourne en baguarre, connaissant Eiji…

    Il grommela des incohérences et lui prit le bras.

    -          Allez on continu, soupira t-il

    Elle soupira intérieurement de soulagement et ils se remirent à patiner, mais elle glissa et tomba sur les fesses au bout de cinq minutes.

    -          Tu t’es fait mal ? s’enquit il en la tirant par le bras pour la relever

    -          Mais non, t’inquiétes, fit elle joyeusement

    Elle perdit de nouveau l’équilibre et retomba.

    -          Idiote, pouffa t-il en lui prenant la main pour la relever

    Mais cette fois, il ne la lâcha pas…Il garda sa main dans la sienne…

    Elle pinca ses lèvres en rougissant et ils patinèrent ainsi, longuement, et à chaque fois qu’elle perdait l’équilibre, il l’empêchait de tomber en serrant fort sa main…Très fort…

     

     

     

     

    Enfin, le vingt quatre décembre arriva, Miyako s’activait dans la cuisine avec sa mère lorsque la porte sonna.

    Ce fut le père de Miyako qui alla ouvrir.

    -          Nous t’attendions, lui dit il, Oda, c’est ça ?

    -          Oui monsieur, bonsoir, dit il en s’inclinant

    -          Je t’en prie, entre !

    Il se déchaussait lorsque Miyako arriva avec un tablier trop grand pour elle.

    Il eut un sourire attendrit et s’inclina lorsque sa mère arriva.

    -          Tu es donc le fameux Oda, dit elle en lui souriant, enchantée, je suis la maman de Miyako.

    -          Pas besoin de lui dire, je pense qu’il avait deviné, la taquina le père

    Miyako sourit et se retourna vers Eiji

    -          Tiens, j’ai apporté à manger, dit il à la jeune fille

    -          Oh, tu n’aurai pas dut, dit sa mère, un grand sourire aux lèvres

    Elle lui prit le sac en plastique et l’amena à la cuisine.

    -          Installe toi à côté de mon père, dit elle un peu gênée, on va bientôt mettre la table…

     

     

    Plus tard, alors que Miyako venait de terminer les toasts, sa mère la rejoignit, un grand sourire aux lèvres.

    -          Il est intelligent ce garçon, et il s’exprime bien, déclara t-elle en prenant le plateau suivant pour le poser sur la table de la salle à manger, j’ai l’impression que ton père est conquis ! Et pourtant, il appréhendait beaucoup de rencontrer celui qui va lui voler sa fille. Même ton chien semble l’apprécier, et pourtant il n’aime pas les étrangers !

    -          Mais qu’es ce que tu raconte ? s’exclama t-elle, rouge comme une pivoine, Oda n’est pas mon petit ami !

    -          Pour l’instant ! lui lança t-elle avant de disparaître derrière la porte

    Miyako sentit son cœur bondir et secoua la tête

    -          N’importe quoi ! Qu’est ce qu’elle raconte encore ?

     

    Le dîner se passa mieux qu’elle ne l’avait espéré, elle voulait offrir à Eiji, un moment chaleureux et familial ! Ce qu’il n’avait jamais eu…

    Et elle avait réussit, elle ne l’avait jamais vu autant rire et il s’entendit très bien avec son père.

    Ils regardèrent un spectacle humoristique et Miyako leur fit une belle frayeur en s’étouffant avec un chocolat.

    Plus tard, dans la soirée, Miyako crut mourir de honte en voyant sa mère faire mine de réprimer un bâillement pour signifier à son mari qu’il était l’heure de monter se coucher (et de les laisser seuls)

    La simulation était si ratée qu’Eiji comprit ce que tentait de faire sa mère, et il détourna la tête pour dissimuler son rire.

    Son père n’était visiblement pas très emballé par l’idée de laisser sa fille chérie seule avec ce garçon, aussi charmant et polit soit-il, mais sa mère ne lui laissa pas le choix.

    -          Fais attention sur le chemin, Oda-kun, dit elle, les rues ne sont pas très sures à cette heure ci.

    -          Oui rassurez vous madame, je ferai attention.

    Ils se souhaitèrent une bonne nuit, puis les parents montèrent dans la chambre.

     

    Lorsqu’ils se retrouvèrent seuls, Miyako se sentit soudain très gênée. Elle se retourna vers lui.

    -          Excuses la, murmura t-elle gênée

    -          Mais non, pourquoi ? Elle est rigolote,…Et elle te ressemble beaucoup.

    -          Ah bon, tu trouves ?

    Un silence s’installa et Miyako lui demanda :

    -          Tu travailles encore les weekend ?

    -          Oui pourquoi ?

    Elle détourna la tête en soupirant.

    -          Tu ne peux pas te libérer pendant au moin un petit weekend ? Un seul ! C’est pas énorme…

    -          Mais pourquoi faire ?

    -          Bah pour aller à la station thermale, tiens ! La date des deux billets s’expire à la fin du mois, il faut se dépécher.

    Elle fronca les sourcils en voyant l’expression de surprise dans son regard.

    -          Qu’est ce qu’il y a ? dit elle

    -          Tu veux y aller avec moi ?

    -          Bien sur, pourquoi ?

    Il détourna la tête pour cacher son visage.

    -          Mais dès le départ j’ai voulut qu’on aille ensemble, dit elle, pourquoi es tu si surpris ?

    -          C’est que …Je pensais que tu voulais amener ta mère ou une amie…

    -          Qui t’a dit ça ?

    -          Personne, c’est moi, je…Je l’ai crut…

    Ils gardèrent le silence un moment.

    -          Alors ? dit elle, tu pense pouvoir prendre un weekend ?

    -          Heu…Oui, pendant la semaine du vingt, je pense, oui…

    Elle sourit.

          -      C’est vrai ? Je suis contente ! J’avais peur que tu ne puisses pas !

    Elle remarqua alors qu’il se remettait à neiger.

    Elle s’élança gaiement vers la fenêtre suivit d’Eiji.

    -          Ouah, s’extasia t-elle

    -          Ça va faire une semaine qu’on voit la neige et tu trouves le moyen de t’extasier encore, pouffa t-il

    -          On ne se lasse pas de la neige, c’est impossible ! lui assura t-elle, oh attends, je reviens !

    Elle s’élança vers sa chambre à l’étage et revint avec un cadeau emballé.

    Il écarquilla les yeux.

    -          C’est pour moi ?

    -          Non, pour mon chien !

    Il prit un air blasé et jeta un regard vers le chien, qui dormait contre le chauffage.

    -          T’aurai pas dut,… murmura t-il en prenant le paquet avant de s’asseoir.

    Il l’ouvrit et vit un pendentif masculin relié à une ficelle noir ainsi qu’une écharpe bleue foncée avec des bords un peu maladroitement tricoté.

    -          C’est toi qui l’a tricoté, dit il

    -          C’est si évident que ça ? paniqua t-elle

    Il sourit et regarda ses cadeaux d’un air attendrit.

    Il attacha le collier autour de son cou et se releva.

    -          ça me va bien ?

    Un peu gênée, elle hocha la tête et il palpa l’écharpe longuement sans parler.

    -          Merci…murmura t-il doucement

    Il fouilla dans sa poche et en sortit une enveloppe.

    -          A moi maintenant ! dit il

    Elle sourit, ouvrit l’enveloppe et en sortit deux billets pour Disneyland Tokyo.

    -          Tu m’avais dit que c’était ton rêve d’y aller…On ira ensemble cet été, je t’y emmènerai…

    Il l’a regarda et écarquilla les yeux en remarquant qu’elle pleurait

    -          Pourquoi tu pleurs, idiote ? soupira t-il à la fois amusé et attendrie

    -          Désolée…Je suis juste…tellement contente ! sanglota t-elle

    Il sourit. C’était la réaction qu’il espérait.

    Enfin, elle leva la tête vers lui et vit qu’il l’a couvait du regard

    -          Qu’es ce qu’il y a ? dit elle en essuyant ses joues avec sa manche

    -          Tu te souviens quand je t’avais dit que je haïssais noël ?

    Elle hocha la tête

    -          C’était parce que je n’avais jamais eu ni de sapin ni de cadeau…Le père noël oubliait toujours de passé chez moi, plaisanta t-il d’un ton léger

    Elle tiqua et sentit un pincement au cœur.

    -          Et bien, il a finit par passer…Le père noël, murmura t-il, un peu tard tu me diras, mais quand je regarde le cadeau qu’il m’a fait, je me dis que ça en valait le coup d’avoir attendu si longtemps.

    Elle le regarda d’un air interrogateur et il saisit une mèche de ses cheveux qu’il laissa glisser le long de ses doigts en la regardant dans les yeux.

    Elle sentit son cœur s’affoler….

    -          Je parlais de toi, patate, chuchota t-il

    Elle rougit et écarquilla les yeux.

    Il l’a voyait comme…un cadeau ?

    -          Bon, j’y vais moi, je t’appelle en arrivant, d’accord ?

    Elle hocha la tête tandis qu’il mettait son manteau et l’écharpe qu’elle lui avait tricotée.

    -          A tout à l’heure au téléphone, dit il après avoir enfilé ses chaussures

    -          Fais attention à toi, murmura t-elle

    -          Ne t’inquiète pas.

    Il sortit et elle resta sur le palier.

    -          Rentre, tu vas attraper froid, dit il

    -          Non ça va, mentit elle

    Elle le regarda marcher jusqu’au portail et le refermer derrière lui.

    Ils se regardèrent longuement, tandis que la neige tombait doucement du ciel.

    Il ouvrit la bouche, comme s’il allait dire quelque chose et la referma en soupirant puis il s’éloigna.

    Miyako le regarda jusqu’à ce qu’il disparaisse derrière un grand buisson, puis elle resta ainsi quelques secondes et se retourna pour rentrer.

    -          Miyako !

    Elle sursauta et se retourna.

    Eiji était revenu en courrant et la regardait, comme s’il avait un peu peur, il déglutit et lui lança :

    -          Je t’aime !

    Elle écarquilla les yeux et sentit son cœur exploser dans sa poitrine.

    Il avait les lèvres entrouvertes, comme s’il retenait son souffle.

    Puis, un sourire gêné se dessina sur son visage et il se gratta la nuque en fixant le sol.

    -          Voilà, je l’ai dit, dit il

    Un silence s’écoula…

    Un très long silence…

    -          Bon j’y vais…murmura t-il en reculant

    Il la vit plaquer ses mains sur sa bouche et pleurer en se mettant accroupit sur le sol.

    -          Pourquoi tu pleurs encore ? dit il, idiote, t’es toujours en train de pleurer, toi !

    -          Pardon, pleura t-elle, mais c’est plus fort que moi !

    Il la regarda et ouvrit le portail pour la rejoindre.

    Il ne monta pas les marches. Il se contentait de la regarder d’où il était.

    Elle enleva ses mains et le regarda.

    -          Tu m’aimes vraiment ? murmura t-elle d’une voix tremblante

    Il la dévisagea en silence et répondit dans un souffle :

    -          A en crever…

     Elle ferma les yeux tandis que deux larmes coulaient le long de ses joues, puis il monta les marches, la força à se lever, prit sa tête entre ses mains et l’embrassa doucement, délicatement…Puis il détacha son visage du sien pour la regarder

    -          A en crever, répéta t-il d’une voix tremblante

    Elle avait les joues rouges, il l’embrassa de nouveau, mais avec plus de passion cette fois.

    Il l’enlaça et la serra contre lui tandis que Miyako répondait à son baiser…

    -          Moi aussi je t’aime, dit elle doucement le visage contre le sien

    Il la dévisagea un instant et prit délicatement son menton entre ses doigts.

    -          Dis le encore, souffla t-il en approchant sa bouche de la sienne

    -          Je t’ …

    Il ne la laissa pas terminer, et l’embrassa en la serrant plus fort contre lui.

     

     

    The end

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


    votre commentaire
  •  

     

    Voici une des chansons de l'anime "bokura ga ita" c'est une de mes préférée, je vous conseilles vivement de vous procurer le cd, toutes les musiques sont super belles!!

    Musique Japonaise


    votre commentaire
  •  

    Bokura ga ita
    yano et nanami
    Voici Bokura ga ita, pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire d’une jeune lycéenne du nom de Nanami Takahashi qui tombe éperdument amoureuse du garçon le plus populaire de son école, Yano Motoharu.
    Mais celui-ci est encore hanté par le souvenir de son ancienne petite amie, qui est morte dans un accident de voiture. En principe, je n’aime pas trop les histoires où le garçon a déjà été (et est encore) amoureux d’une autre, mais lorsqu ‘elle décide de rompre avec lui (en réalisant qu’il n’avait toujours pas oublier son ex) et que le meilleur ami de Yano tombe amoureux de Nanami…On                              se laisse surprendre!                                               Il se bat jusqu’au bout pour la récupérer et on réalise à quel point il est tombé amoureux d’elle…
    Musique Japonaise
    C’est un manga fabuleux que je conseilles vivement à tout les amoureux de shojo! 

     


    votre commentaire